Une marée humaine, des voix levées vers le ciel et une ferveur palpable. Le Palais de la Culture Bernard Dadié s’est transformé le dimanche 26 avril 2026, le temps d’une soirée, en un véritable sanctuaire de louange sous l’impulsion de l’artiste gospel ivoirien Marius Le Palmiste.
Dès les premières heures, des milliers de fidèles et mélomanes ont convergé vers la salle, vêtus pour nombre d’entre eux, de tee-shirts à l’effigie du concert, arborant le slogan devenu viral : « Jésus tape pas poto ». Ce message, à la fois populaire et spirituel, a servi de fil conducteur à cette rencontre musicale très attendue, marquant l’Acte 2 d’un rendez-vous, désormais inscrit dans l’agenda des amateurs de gospel.

Sur scène, Marius Le Palmiste a rapidement installé une atmosphère d’adoration profonde. Pendant plus d’une heure d’horloge, les fidèles ont repris en chœur plusieurs de ses titres emblématiques, notamment « Agir oh oh », « Je veux m’enraciner » et « Mon Jésus », dans une communion collective qui a transcendé les générations.
L’un des moments les plus intenses de la soirée a été l’interprétation du titre « Je reçois », instant chargé d’émotion où les chants le disputent aux gestes de foi dans une même expression de gratitude et d’espérance. L’assemblée, debout, a vibré à l’unisson, donnant à la salle des allures de grande célébration spirituelle.
Parmi les invités, le Père Norbert Abekan, aux côtés de nombreux religieux, religieuses, pasteurs et artistes chrétiens, a renforcé le caractère solennel et fédérateur de l’événement. Placée sous le thème « Au rendez-vous au sommet », cette soirée a confirmé la montée en puissance du gospel ivoirien sur la scène culturelle et spirituelle. Au-delà du spectacle, elle s’est imposée comme un moment de communion et d’unité, illustrant la capacité de la musique chrétienne à rassembler et à inspirer.
Au lendemain de ce spectacle exceptionnel, une certitude demeure : Abidjan garde encore en mémoire l’écho des voix et des prières qui ont fait vibrer le Palais de la Culture Bernard Blin Dadié.
De son côté, Marc Touré, promoteur de l’événement et patron de The Link Production, savourait ce pari tenu :
« Nous sommes heureux dans l’ensemble. Malgré quelques impairs, cette soirée fut un véritable moment de grâce, de partage et de communion. Fort de cette expérience, nous avançons avec foi et détermination afin d’offrir au public des rendez-vous encore plus aboutis et porteurs de joie. » dit-il.
Florence EDIE