Droits et santé sexuels et reproductifs : Les médias sensibilisés pour un changement social

L’association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI), en partenariat avec l’ong mission des jeunes pour l’éducation, la santé, la solidarité et l’inclusion (MESSI), a organisé le mercredi 19 mars 2025, à Cocody, un atelier de sensibilisation destiné aux professionnels des médias, sur les droits et la santé sexuels et reproductifs (DSSR). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « C’est la vie 2.0 », mis en œuvre par le consortium formé par l’AFJCI et l’ong MESSI.

Ce projet vise à améliorer la santé et les droits sexuels et reproductifs des adolescents, des jeunes et des femmes en Côte d’Ivoire. Il entend également transformer les normes sociales en mobilisant un mouvement social fort et inclusif en faveur du changement d’ici 2025.

Lors de cet atelier, Agathe Blanc, juriste et consultante en DSSR, a instruit l’auditoire sur la différence entre le sexe et le genre. Selon elle, le genre fait référence aux rôles, aux opportunités, aux droits et aux devoirs que la société attribue aux individus, tandis que le sexe désigne les différences biologiques et les fonctions procréatives propres aux hommes et aux femmes.

Elle a également abordé les violences basées sur le genre (VBG), définies comme tout acte nuisible perpétré contre une personne sans son consentement. A cet effet, elle a précisé qu’il existe six types de VBG ( Le viol, les agressions sexuelles, le mariage forcé, le déni de ressources, d’opportunités ou de services, les violences physiques et les violences psychologiques ou émotionnelles).

‘’Chacun de nous mérite de vivre en bonne santé et de prendre des décisions autonomes concernant son corps ‘’, souligne-t-elle, rappelant que le respect des droits et de la santé sexuels et reproductifs ne relève pas seulement de la santé, mais aussi de la dignité humaine.

L’importance de l’éducation complète à la sexualité

Évoquant l’importance de l’éducation à la santé, au bien-être et à la sexualité (ESBS), Agathe Blanc a souligné qu’il s’agit d’un outil indispensable pour aider les jeunes à mieux se connaître, d’améliorer leur bien-être et de prendre des décisions éclairées sur leur sexualité.

‘’ L’éducation complète à la sexualité est un puissant levier pour protéger la santé et le bien-être des adolescents. Elle leur permet de choisir s’ils souhaitent avoir des relations sexuelles et à quel moment, de prévenir les mariages forcés et les grossesses précoces non désirées, et de lutter contre le décrochage scolaire ‘’, dit-t-elle.

Bien avant, elle a souligné les conséquences du manque d’accès à une telle éducation.         ‘’Trop de jeunes reçoivent des informations contradictoires sur la sexualité. En l’absence d’éducation complète à la sexualité, ils courent un plus grand risque d’être exposés aux maladies et infections sexuellement transmissibles à cause de comportements à risque, comme des rapports non protégés.                 

L’importance d’intégrer cette éducation dans le système scolaire à travers des matières comme les sciences et l’éducation aux droits humains. Elle vise à doter les enfants et les jeunes des connaissances, compétences et valeurs leur permettant de jouir pleinement de leur droit à la santé et au bien-être », ajoute-t-elle.

Heureux de renforcer leurs connaissances en matière de DSSR, les journalistes présents ont pris l’engagement de relayer ces messages essentiels auprès du grand public. En sus de traiter ces sujets pour aider les jeunes à naviguer dans un monde où les violences basées sur le genre et le manque d’éducation sexuelle restent des enjeux majeurs.

A travers ce projet débuté en 2022, l’AFJCI et l’ong MESSI espèrent voir émerger une société plus informée et plus respectueuse des droits sexuels et reproductifs d’ici 2025.

Florence EDIE

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