Filière musicale ivoirienne : Le BURIDA impulse l’intégration obligatoire du code ISRC

Plus de 90 % des œuvres inscrites au répertoire du Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA) ne disposent pas encore de code ISRC. Pour remédier à cette lacune, l’institution a organisé le 12 février 2026 un atelier de formation destiné aux producteurs d’œuvres musicales et de clips vidéo, afin de renforcer la traçabilité, la protection et la valorisation des productions ivoiriennes dans l’environnement numérique.

C’est à l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (INSAAC) que le BURIDA a accueilli cet atelier, réunissant producteurs et professionnels de la musique. L’objectif était clair : faire du code ISRC un outil systématique pour l’identification et la protection des œuvres musicales ivoiriennes, tout en garantissant une rémunération équitable des ayants droit.

Dès l’ouverture des travaux, le Dr Honoré Kouadio a souligné l’importance de la maîtrise des standards internationaux pour renforcer la compétitivité des productions nationales et moderniser l’écosystème musical ivoirien.

Le Directeur Général Adjoint du BURIDA, Serge Akpatou, a rappelé que l’insertion du code ISRC dans chaque enregistrement musical et clip vidéo relève désormais d’une obligation légale et de la responsabilité des producteurs. Il a annoncé que le BURIDA accompagnera également les producteurs pour l’obtention de codes ISRC pour les œuvres déjà existantes, afin de régulariser progressivement les catalogues et sécuriser les droits voisins, tout en garantissant une répartition équitable des revenus issus de l’exploitation en ligne.

Sur le plan technique, les experts Harison Koffi, Moussa, Traoré,  Adolphe Yacé, ainsi que le DGA lui-même, ont détaillé la structure et le rôle du code ISRC, son cadre légal, les règles d’attribution, et les procédures pour obtenir le préfixe producteur. Les participants ont également suivi des démonstrations pratiques pour intégrer correctement le code dans les métadonnées des fichiers audio et vidéo, étape essentielle pour assurer la traçabilité et la valorisation des œuvres.

Au terme de la formation, les producteurs ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des contenus et la pertinence des outils techniques. La mission reste désormais de transformer cette sensibilisation en pratique quotidienne : chaque œuvre ivoirienne devra être identifiée, protégée et valorisée afin de garantir sa compétitivité sur les plateformes numériques internationales.

Ortis A

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