Au Maroc, des footballeuses afghanes réfugiées trouvent dans le sport un moyen de résister à l’oppression et de reconstruire leur vie loin de leur pays natal.
Pour ces jeunes femmes, ce mardi 4 novembre 2025, le football devient bien plus qu’un simple jeu : c’est un acte de courage, d’émancipation et d’affirmation de soi.
Fuyant les persécutions et les restrictions imposées par les talibans à l’encontre des femmes et des filles en Afghanistan, ces athlètes ont trouvé au Maroc un espace pour poursuivre leur passion et s’affirmer dans un environnement sûr.
Encadrées par des associations locales et internationales, elles s’entraînent régulièrement et participent à des compétitions nationales et régionales.
Pour beaucoup, le football est également un outil de socialisation et de résilience psychologique.
« Jouer au football ici, c’est retrouver une partie de ma liberté perdue », confie l’une d’elles.
Les entraînements permettent non seulement de rester actives physiquement, mais aussi de tisser des liens avec d’autres jeunes réfugiées et avec la communauté locale.
Cette initiative illustre le pouvoir du sport comme moyen de reconstruction personnelle et collective pour les réfugiés. Elle met également en lumière la force et la détermination des femmes afghanes qui, malgré l’exil et les traumatismes, continuent de revendiquer leur droit à l’éducation, à la pratique sportive et à la liberté.
Au-delà du terrain, ces jeunes footballeuses inspirent et sensibilisent à la question des droits des femmes et des filles dans les contextes de conflit, faisant du sport un véritable vecteur de changement social et de résistance pacifique.
R.A